jeudi 18 avril 2013

Formation à l’économie à l’école

Une association à but non lucratif appuyée par des intervenants bénévoles veut se rendre dans les écoles pour expliquer (gratuitement…) les rudiments de l’économie à nos chères têtes blondes. Immédiatement des parents bien-pensants (combien excatement ?) s’offusquent de cette scandaleuse percée du capitalisme…

Au même titre que le droit et le civisme, il semble pourtant évident d’intégrer l’enseignement des règles économiques (et non les règles d’une économie…) dans un programme scolaire. Ce qui m’étonne le plus n’est même pas que cette évidence puisse échapper à quelqu’un mais bien que les décideurs scolaires entrent en matière sur une telle plainte !

Mais c’est vrai qu’il est mieux que les jeunes découvrent la valeur de l’argent avec « Money Drop » ou « Le Juste Prix » et la réussite professionnelle par « Le Loft » ou « Les Anges de la téléréalité »… Comme disait une célèbre intellectuelle genevoise « Apprendre à l’école… Allo… Mais Allo quoi… »

Article du 24 Heures - 2 avril 2013

Pour l'humour de la situation, 4 jours plus tard, un article dans le même 24 Heures propose le retour à l'école de l'économie... mais familiale !  Article 24 Heures du 6 avril 2013

lundi 15 avril 2013

Que le storytelling reste réel...

J’aime le storytelling quand il ne se dit pas, j’aime le storytelling quand il ne porte pas ce nom !

Le storytelling est appliqué depuis la nuit des temps avant même que cet anglicisme ne soit inventé. Ecoutez un artisan parler de son métier, de ses réalisations, écoutez un vigneron parler de son vin, de son terroir, de l’histoire de sa cave. Le terme storytelling leur est inconnu mais dieu qu’on les écoute avec délectation !

La mode du storytelling nous amène aujourd’hui, la création d’histoires là où il n’y a rien… rien d’intéressant… rien à dire… si ce n’est une démarche commerciale. La déception est généralement à la hauteur de l’ambition affichée par le « storyteller ». Un peu comme si l’on vous annonce le dernier James Bond en 3D et que l’on vous projette une telenovelas en VHS sous-titrée en VO !

En bon vaudois quand on dit de quelqu’un  qu’il « raconte des histoires », on parle généralement d’une personne que l’on écoute poliment, sans grand respect et surtout sans la croire…



Dans la communication on cherche à capitaliser sur le « plus clientèle », sur l’avantage qui démarque son produit, sur l’argument ultime ; le célèbre USP. Lorsque l’on ne dispose pas de cet argument, de cet USP, on se rabat, on se résout à chercher et développer un argument publicitaire ; le non moins célèbre UAP.

Si l’UAP n’est que la tentative de combler un manque d’argument et de valeur de son produit, en résumé un manque d’USP, le parallèle est évident… Le Storytelling ne doit pas devenir la tentative de combler un manque d’histoire réelle, de vécu et de véracité par la création de toute pièce d’une belle histoire…

Parfois, le Storytelling est à la vente ce que l’UAP est à la communication : un pis-aller...

vendredi 5 avril 2013

Novartis et la propriété intellectuelle

Novartis  a perdu devant la justice indienne dans sa demande de prolongation/renouvellement de brevet.

Je ne sais pas s'il s'agit de faux nouveaux médicaments ou vrai protectionnisme national de la part de l'Inde... Comme beaucoup je suis un défenseur de la propriété intellectuelle mais comme beaucoup, je suis un peu moins enclin à pleurer sur le sort d'une société qui réalise un bénéfice de 9,6 milliards "après avoir payé ses investissements de recherche..."

Un excellent commentaire (je partage totalement ses états d'âme...) de Thomas Thöni.
Commentaires de Thomas Thöni - 24 Heures du 2 avril 2013