jeudi 6 juin 2019

Lettre ouverte au 19h30 de la RTS du 05.05.2019


Renoncer à l'information pour le militantisme, quelle belle idée.....

Plus personne n'ayant besoin d'une information intelligente et censée. L'analyse et l'information équilibrée ayant été abandonnée depuis pas mal de temps, vous avez bien raison d'aller au bout de l'idée; transformer un journal d'information en tribune militante  et proposer 20 minute sur 25 d'expression libre, aucune autre information ne méritant d'être traitée durant cette journée.

Je vous propose d'autres thèmes tout aussi mode, absolument pas incongru dans un journal d'information et pouvant remplacer aussi bien le fond; le véganisme, l'antispécisme, le réchauffement climatique..., voire la diminution du krill en baltique...

Je me réjouis de l'évolution du 19h30 en émission de divertissement, qui justifie pleinement notre redevance. Pour les grincheux qui aiment l'information (au sens de "description précise et/ou l’explication d’un fait d’actualité, formée à la démarche d’objectivité ainsi qu’au respect de la vérité"), il y a toujours Internet...

PS Ayant mis la barre très haut, comment diable allez-vous couvrir le 14 juin ?


samedi 1 juin 2019

Native Ad et récupération du féminisme ambiant

Aujourd'hui capitaliser sur le Native Ad's est "top" tendance. Dans le même temps le féminisme est pas mal aussi... Bien présent dans les esprits surtout quelques jours avant le 14 juin...

Voici la dernière "Native Ad's" sur laquelle je suis tombé hier :



J'ai déjà vu des publicités qui surfaient sur les tendances actuelles et c'est même le rôle du Marketing de "coller" à celles-ci. Mais là...Volvo franchit un cap dans l'absurde et la récupération lourdingue en proposant des voitures plus égalitaire dans leur sécurité pour les femmes...
La voiture épicène en résumé ! Si le ridicule ne tue pas, c'est probablement car Volvo nous en protège...
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jeudi 23 mai 2019

Congés illimités dans l'entreprise

La nouvelle tendance est annoncée… Vous allez bientôt voir fleurir des offres d'emploi mettant en avant une politique de congés illimités… Inspiré d'une pratique, bien entendu née aux Etats-Unis, le phénomène tend à se développer, notamment dans les start-up

Vous êtes dirigeant et on vous propose la mise en place de congés illimités au sein de votre entreprise, afin de permettre à vos collaborateurs de poser des congés selon leurs besoins et sans contrôle ? Est-il vraiment possible et intelligent de mettre en place un tel système ?

Dans la colonne des avantages; les nouvelles générations, pour qui flexibilité et équilibre entre vie privée et vie professionnelle représentent des points cruciaux dans le choix de l'emploi. La mise en place des congés payés illimités peut donc effectivement avoir un impact sur l'attractivité de l'entreprise.

Malheureusement, la colonne des désavantages est là pour nous ramener sur terre :
  • L’employeur reste soumis à ses obligations légales, telle que l’obligation de disposer d’un minimum de deux semaines de vacances consécutives ou simplement l'obligation qu'a l'employeur d'assurer la prise par le salarié, de l'ensemble de ses congés payés annuels.
  • Car les premiers retours d'expérience semblent démontrer que les situations d'abus sont peu courantes et que les collaborateurs ont tendance à se censurer, renonçant à prendre le nombre de jour de congés auxquels ils auraient droit au cours d'année. L'employeur risque ainsi d'engager sa responsabilité au regard de son obligation de congés et de repos
  • L'impact de congés additionnels peut être important sur l'exécution des tâches et il est peu judicieux que l’entreprise pâtisse d'un tel avantage.
  • Un salarié qui aurait pris moins de congés qu'un autre ou qui se serait vu refuser la prise de congés supplémentaires pourrait être tenté de se retourner contre son employeur.
  • Flexibilité ne veut pas dire absence de contrôle. Relances, alertes, compteur individuel : les outils visant à assurer de la prise effective par le salarié d'un nombre de jour minimal par an devront être mis en place.
  • Comme c’est le cas par exemple pour le télétravail, il faut bien prioriser les missions et manager sur la base de la confiance : un changement de philosophie doit être opéré en interne. Dans cette optique, les objectifs annuels et les critères d'évaluation doivent être revus (...exit le critère du temps de présence).
  • Au final, la flexibilité promise semble difficile à atteindre… Une autorisation préalable du manager et une répartition de la charge du travail entre les autres membres de l'équipe permettent d'éviter les impacts négatifs sur l'activité. D'autres garde-fous apparaissant au fur et à mesure du vécu du système avec, par exemple un délai incompressible avant la prise de jours supplémentaires ou la limitation du nombre de jours pris en une seule fois.

Bref, et comme souvent, une bonne idée sur le papier, une sacrée usine à gaz (ou à problème) au final

mercredi 6 février 2019

Et si les médias arrêtaient d’encenser l’ubérisation ?

Et si les médias arrêtaient d’encenser l’ubérisation et toutes les nouvelles offres commerciales « innovantes » qui se développent en contournant les lois en place ou en réinventant leur lecture...
  • Ces lois qui contraignent les entreprises existantes… obligées de payer toutes les charges, toutes les assurances, obligées de respecter toutes les lois. Celles qui limitent la durée du travail, celles qui obligent des mesures de protection du travailleur, celles qui interdisent le travail au noir, etc. bref ces lois qui protègent et font la qualité de vie des travailleurs
  • Ces lois et ces charges qui ont un coût… créant une distorsion de la concurrence entre les entreprises qui les payent et celles qui réussissent à y échapper
  • Ces lois et ces charges qui contribuent… aux assurances destinées aux travailleurs, aux caisses chômages, aux caisses AVS, aux caisses LPP cotisant ainsi à leurs futures retraites

Des lois contournées non pas au détriment des « entreprises en place s’enrichissant sur le dos de travailleurs exploités… » mais bien au détriment des travailleurs.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau projet d’assurance « paritaire » soit évoqué dans un canton ou l’autre (assurance dentaire, assurance paternité, etc.). Evoquer un « financement à part égale employé et employeur » devrait tous nous inciter à une défense forte des entreprises payant ces charges. Car, à terme, subsistera-t-il encore des entreprises payant cette part patronale tellement appréciée ?

Quand cessera l’aveuglement ?

Le prix attractif est le nouveau soleil de l’ubérisation, il éblouit et fait briller le prix mais il met dans l’ombre toutes les charges non assumées, tous les coûts sociaux à payer aujourd’hui et demain.

On le sait, à regarder le soleil sans protection, les dégâts peuvent devenir irréversibles… Qui payera dans quelques années ou lors de leur retraite pour l’AVS qui n’a pas été cotisée, pour le chômage non assuré, pour la LPP inexistante ?

L’aveuglement du citoyen/consommateur, défendant son intérêt et son pouvoir d’achat, est acceptable mais peut-il l’être de spécialistes de l’information, qui plus est, objective ?