mercredi 6 février 2019

Et si les médias arrêtaient d’encenser l’ubérisation ?

Et si les médias arrêtaient d’encenser l’ubérisation et toutes les nouvelles offres commerciales « innovantes » qui se développent en contournant les lois en place ou en réinventant leur lecture...
  • Ces lois qui contraignent les entreprises existantes… obligées de payer toutes les charges, toutes les assurances, obligées de respecter toutes les lois. Celles qui limitent la durée du travail, celles qui obligent des mesures de protection du travailleur, celles qui interdisent le travail au noir, etc. bref ces lois qui protègent et font la qualité de vie des travailleurs
  • Ces lois et ces charges qui ont un coût… créant une distorsion de la concurrence entre les entreprises qui les payent et celles qui réussissent à y échapper
  • Ces lois et ces charges qui contribuent… aux assurances destinées aux travailleurs, aux caisses chômages, aux caisses AVS, aux caisses LPP cotisant ainsi à leurs futures retraites

Des lois contournées non pas au détriment des « entreprises en place s’enrichissant sur le dos de travailleurs exploités… » mais bien au détriment des travailleurs.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un nouveau projet d’assurance « paritaire » soit évoqué dans un canton ou l’autre (assurance dentaire, assurance paternité, etc.). Evoquer un « financement à part égale employé et employeur » devrait tous nous inciter à une défense forte des entreprises payant ces charges. Car, à terme, subsistera-t-il encore des entreprises payant cette part patronale tellement appréciée ?

Quand cessera l’aveuglement ?

Le prix attractif est le nouveau soleil de l’ubérisation, il éblouit et fait briller le prix mais il met dans l’ombre toutes les charges non assumées, tous les coûts sociaux à payer aujourd’hui et demain.

On le sait, à regarder le soleil sans protection, les dégâts peuvent devenir irréversibles… Qui payera dans quelques années ou lors de leur retraite pour l’AVS qui n’a pas été cotisée, pour le chômage non assuré, pour la LPP inexistante ?

L’aveuglement du citoyen/consommateur, défendant son intérêt et son pouvoir d’achat, est acceptable mais peut-il l’être de spécialistes de l’information, qui plus est, objective ?